dimanche 16 février 2025

JAMES LAST

 






Hans Last, dit James Last, est un compositeur et chef d'orchestre allemand, né le  à Brême et mort le  à Palm Beach en Floride1.

Son style est représentatif de l'easy listening, une forme de musique accrocheuse destinée au grand public.

Hans Last est né à Hemelingen, un quartier de Brême2,3 d'un père employé aux Bremer Stadtwerken. Passionné par la musique, il transporte un bandonéon et une batterie à l'arrière de son vélo pour jouer à 4 Reichsmark la soirée3.

En 1943, en pleine guerre, toutes les possibilités de se former à la musique dans le civil étant fermées, il s'inscrit à l'école de musique militaire de Francfort. Les bâtiments de l'école ayant été détruits par un raid aérien, il ira à celle de Bückeburg4,5. L'école est fermée en 1945, mettant un terme à ses études musicales6.

Hans Last entame alors une carrière de musicien professionnel en jouant du piano dans des clubs en zone d'occupation américaine, puis de la contrebasse. Il fait son premier arrangement pour le film The Hunters7,8.

Il commence ensuite en tant que bassiste auprès de l'orchestre de danse de Radio Bremen à la fin 19458. À côté du grand orchestre de danse se forme le Last-Becker Ensemble (de) avec jusqu'à 13 musiciens et qui anime de nombreuses soirées. Il est nommé meilleur bassiste de jazz en 1950 et les deux années suivantes par le magazine populaire masculin Die Gondel9. Il joue au premier Deutsches Jazzfestival à Francfort, concert publié en disque.

À la suite de ses succès en tant qu'arrangeur de musique de danse pour le Last Becker Ensemble et le grand orchestre de danse de Radio Bremen, cette station lui demande de former un orchestre à cordes qui jouera en direct deux fois par semaine10.

Il quitte en 1955 Radio Bremen, qui ne compte pas assez d'auditeurs, pour Hambourg11, où il est bassiste auprès de l'orchestre de danse de la Nordwestdeutscher Rundfunk (NDR), où il accompagne souvent les chanteurs en vogue à ce moment et fait aussi des arrangements. En plus de la basse acoustique, il commence à la basse électrique.

Hans Last fait aussi des arrangements pour Helmut Zacharias, qui est passé du jazz à la musique populaire et part avec lui en tournée européenne.

Il arrange aussi pour Harry Hermann (de)11 et Michael Jary, pour lequel il écrit la musique du film Wie werde ich Filmstar? (de).

Il sort ses premiers disques chez Polydor en 1963. Deux disques de Hans Last und die Rosenkavaliere font un pot-pourri des succès des années 1940 et 1950, un troisième reprend de la musique classique, le tout sans grand succès public. En 1965, il renonce à sa place de bassiste auprès de la NDR11. Il sort un nouvel album chez Polydor qui comble cette fois ses attentes.

C'est lors de la préparation de la publication de l'album Non Stop Dancing '65 pour le marché international que Polydor se décide pour le nom d'artiste James Last, qui est rapidement aussi utilisé en Allemagne12,13. Ce nom est écrit avec des « ombres » assez typiques des années 1970 sur les pochettes des albums14.

James Last (au centre) au Lanxess Arena à Cologne (2009).

Son « happy sound » ou « son heureux » remporte un énorme succès à partir de 1965 et pour deux décennies15. Il compte à l'époque à lui seul pour près de 30 pour cent des ventes de disques de Polydor en Allemagne16. Il est le seul artiste de la maison de disques à obtenir son propre bureau avec une secrétaire. Au début, les couvertures de ses albums privilégient des images de femmes, mais à partir de 1968 il est en photo. En 1973, il reçoit son 100e disque d'or. À cette époque, Elvis Presley n'en compte que 76 en Allemagne et les Beatles 58. Il sort jusqu'à douze albums par an.

Autour de 1985, ses producteurs Ossi Drechsler et Werner Klose avaient quitté Polydor, et les nouveaux dirigeants considèrent James Last comme un modèle dépassé. Il perd son bureau lorsque l'entreprise déménage. Le studio de Rahlstedt (de) n'est plus disponible à partir des années 1990. James Last songe à changer de maison de disques, mais les droits sont à l'entreprise et non au musicien. C'est ainsi que sortent de nombreuses reprises, portant préjudice à la sortie de nouveaux albums17.

Il déménage complètement à partir des années 1980 pour la Floride, où il installe un studio d'enregistrement et produit des albums18. Il rencontre des difficultés financières et il est victime d'escrocs lors de ses investissements19.

Il meurt en Floride en 2015. Selon sa volonté, il est enterré au cimetière d'Ohlsdorf20.

James Last adopte un style musical principalement instrumental, souvent swinguant et propice à la danse, très en vogue au cours des années 1960 et 1970, tout en gardant l'aspect de musique légère et de divertissement, souvent mis en relief par deux trompettes, une basse incisive assorties de chœurs et la batterie, à l'instar des orchestres de Bert KaempfertHerb Alpert ou Roberto Delgado.

De nombreux succès de variétés et presque tous les genres de musiques traditionnelles et folkloriques de nombreux pays, tels que l'Autriche, le Mexique, l'Irlande, les musiques de Westerns ou la Russie, seront abordés et repris par son orchestre renforcés par la rythmique d'un accompagnement modernisé.

Les polkas, notamment dans sa série "Polka Party" et valses viennoises seront aussi mises à l'honneur dans un style entraînant. Les instruments solistes seront aussi mis en vedette, dans sa série "Instrument à Gogo", tels que trompettesaxophoneorgue Hammondguitare électrique, etc.

Un second style principalement sera abordé de manière beaucoup plus romantique, mettant cette fois en relief les violons, reprenant avec une touche légèrement modernisée par l'appoint de la basse et de la batterie, plusieurs mélodies classiques et airs de Noëls.

Plusieurs artistes solistes s'adjoindront à son orchestre pour quelques compositions, tels que :

Les dernières années, face à la mode de plus en plus rythmique, il s'adonnera au disco et convergera souvent vers les rythmes actuels


  • Die gab's nur einmal (1963)
  • Die gab's nur einmal (1964)
  • Musikalische Liebesträume (1965)
  • Continental Tango (1965)
  • Non Stop Dancing '65 (1965)
  • Hammond A Go Go (1965)
  • Non Stop Dancing '66 (1965)
  • Beat In Sweet (1965)
  • Ännchen von Tharau bittet zum Tanz (1966)
  • Trumpet A Go Go (1966)
  • Hammond A Go Go Vol.2 (1966)
  • Instrumentals Forever (1966)
  • Classics Up To Date (1966)
  • Non Stop Dancing '66/II (1966)
  • Midnight In December (1966) (Single)
  • Christmas Dancing (1966)
  • Sax A Go Go (1967)
  • Non Stop Dancing '67 (1967)
  • That's Life (1967)
  • Games That Lovers Play (1967)
  • Non Stop Dancing '67/2 (1967)
  • Trumpet A Go Go Vol. 2 (1967)
  • James Last Presents George Walker (1967)
  • Fanfare (1967)
  • Piano A Go Go (1968)
  • Guitar A Go Go (1968)
  • Humba Humba A Go Go (1968)
  • Non Stop Dancing '68 (1968)
  • Freddy Live (1968) (live-concert with Freddy)
  • Trumpet A Go Go 3 (1968)
  • Non Stop Dancing 7 (1968)
  • Rock Around With Me! (1968)
  • Käpt’n James bittet zum Tanz (1968)
  • Sekai Wa Futari No Tameni (1968) (only in Japan)
  • Die Dreigroschenoper (1968) (3 LP-box)
  • Non Stop Dancing 8 (1969)
  • Hammond a go go 3 (1969)
  • Op klompen (1969)
  • Ännchen von Tharau bittet zum Tanz 2 (1969)
  • Hair (1969)
  • Non Stop Dancing 9 (1969)
  • Wenn suess das Mondlicht auf den Huegeln schlaeft (1969)
  • Happy Lehar (1969)
  • Non Stop Evergreens (1969)
  • Classics Up To Dat Vol.2 (1969)
  • Onder Moeders Paraplu (1969)
  • Golden Non Stop Dancing 10 (1970) (jubilee-edition as LP-Box)
  • Around The World (1970) (3 LP-Box)
  • Beachparty (1970)
  • America Album (1970) (promo-edition — not official released)
  • With Compliments (1970)
  • Does His Thing (Happy Music) (1970)
  • Non Stop Dancing 11 (1970)
  • Käpt’n James bittet zum Tanz — Vol. 2 (1971)
  • In Scandinavia (1971)
  • Happyning (1971)
  • Non Stop Dancing 12 (1971)
  • Last Of Old England (1971)
  • Beachparty 2 (1971)
  • Non Stop Dancing 1972 (1971) (Non Stop Dancing 13)
  • Polka Party (1971)
  • In Concert (1971)
  • In Concert 2 (1971)
  • Music From Across The Way (1971)
  • Voodoo Party (1971)
  • Wenn die Elisabeth mit ... James Last (1972)
  • Non Stop Dancing 1972/2 (1972)
  • Love Must Be The Reason (1972)
  • Beachparty 3 (1972)
  • Russland zwischen Tag und Nacht (1972)
  • Polka Party II (1972)
  • Non Stop Dancing 1973 (1972)
  • Super Non-Stop Dancing (1972)
  • Classics (1973)
  • Sing mit (1973)
  • Happy Hammond (1973)
  • Non Stop Dancing 1973/2 (1973)
  • Beachparty 4 (1973)
  • Stereo Spectacular (1973)
  • Weihnachten & James Last (1973)
  • Käpt’n James auf allen Meeren (1973)
  • Polka-Party (1973)
  • Non Stop Dancing 1974 (1973)
  • Sax and Violins A Go Go (1974)
  • Sing mit 2 (1974)
  • In Wien beim Wein (1974)
  • James Last Live (1974) (2 LP-album)
  • Non Stop Dancing 1974/2 (1974)
  • Beachparty 5 (1974)
  • Polka Party 3 (1974)
  • Violins In Love (1974)
  • Classics Up To Date 3 (1974)
  • Sing mit 3 (1975)
  • Non Stop Dancing 20 (jubilee-edition) (1975) ("Non Stop Dancing '65" new recorded)
  • In The Mood For Trumpets (1975)
  • Well Kept Secret (1975)
  • Tulpen uit Amsterdam (1975)
  • Rock Me Gently (1975) (Only England & Canada)
  • Beachparty 6 (1975)
  • Mambo No. 5 And Other Loved Classics (1975)
  • Non Stop Dancing 1976 (1975)
  • Stars im Zeichen eines guten Sterns (1975)
  • Sing mit 4 (1976)
  • Freut Euch des Lebens (1976)
  • Happy Summer Night (1976)
  • Non Stop Dancing 1976/2 (1976)
  • Happy Marching (1976)
  • Classics Up To Date 4 (1976)
  • Non Stop Dancing 1977 (1976)
  • Sing mit 5 (1976)
  • James Last spielt Robert Stolz (1977)
  • Non Stop Dancing 1977/2 (1977)
  • Western Party And Square Dance (1977)
  • Russland Erinnerungen (1977)
  • Sing mit 6 – von Hamburg bis Mexico (1977)
  • Non Stop Dancing 78 – Folge 25 (1978)
  • Live In London (1978)
  • World Hits (1978)
  • Classics Up To Date 5 (1978)
  • New Non Stop Dancing '79 (1978)
  • Copacabana – Happy Dancing (1979)
  • James Last And The Rolling Trinity (1979)
  • Non Stop Hansi (1979) (to his 50. birthday — not for sale)
  • Hereinspaziert zur Polka Party (1979)
  • Paintings (1979) (Only in Japan)
  • Live in Tokyo (1979)
  • Ein festliches Konzert zur Weihnachtszeit (1979)
  • The Non Stop Dancing Sound Of The 80's (1979)
  • Sing mit 7 – Die Party für das ganze Jahr (1980)
  • Romantische Träume (1980)
  • Seduction (1980)
  • Caribbean Nights (1980)
  • Non Stop Dancing '81 (1980)
  • Rosen aus dem Süden (1980)
  • Die schönsten Melodien der letzten 100 Jahre (1980)
  • Sing mit 8 … und ab geht die Feuerwehr! (1981)
  • Ännchen von Tharau bittet zum Träumen (1981)
  • Tango (1981)
  • Hansimania (1981)
  • Non Stop Dancing ’82 – Hits Around The World (1982)
  • Sing mit 9 – Lass’ die Puppen tanzen (1982)
  • Jahrhundertmelodien (1982)
  • Bisc

  • Nimm mich mit Käpt’n James auf die Reise (1982)
  • Paradiesvogel (1982)
  • Sing mit 10 – Wir wollen Spass! (1982)
  • Non Stop Dancing '83 – Party Power (1983)
  • Erinnerungen (1983)
  • James Last spielt die grössten Songs von The Beatles (1983)
  • The Rose Of Tralee (1983)
  • Superlast (1983)
  • Classics Up To Date Vol.6 (1984)
  • James Last im Allgäu (In The Alps) (1984)
  • Paradiso (1984)
  • James Last At St. Patrick's Cathedral, Dublin (1984)
  • James Last in Scotland (1984)
  • Non Stop Dancing '85 (1984)
  • Grenzenloses Himmelblau (1985)
  • Für alle! (Leave the best to Last) (1985)
  • Viva Vivaldi (1985)
  • Swing mit (1985)
  • Deutsche Vita (1986)
  • In Ireland (1986)
  • Plus (James Last & Astrud Gilberto) (1986)
  • Traumschiff-Melodien (1986)
  • Alles hat ein Ende nur die Wurst hat zwei (1987)
  • James Last in Holland (1987)
  • James Last spielt Bach (1987)
  • The Berlin-Concert ’87 (1987)
  • Lorentz & Soehne (1988)
  • Flute Fiesta (James Last & Berdien Stenberg) (1988)
  • Dance, Dance, Dance (1988)
  • James Last spielt Mozart (1988)
  • Happy Heart (1989)
  • Wir spielen wieder Polka (1989)
  • Lieder (James Last & René Kollo) (1989)
  • Classics By Moonlight (1990)
  • James Last in Holland 2 (1990)
  • Traummelodien (James Last & Richard Clayderman) (1990)
  • Pop Symphonies (1991)
  • Serenaden (James Last & Richard Clayderman) (1991)
  • Viva España (1992)
  • Country Cousins (1992)
  • James Last in Holland 3 (1992)
  • Frieden (Peace) (1992)
  • James Last spielt Andrew Lloyd Webber (1993)
  • Christmas Eve (James Last & Engelbert) (1994)
  • Dein ist mein ganzes Herz (James Last & Milva) (1994)
  • In Harmony (James Last & Richard Clayderman) (1995)
  • Beach Party ’95 (1995)
  • My Soul – Best of Motown (1995)
  • Classics From Russia (1996)
  • Macarena (1996)
  • Pop Symphonies 2 (1997)
  • Classics Up To Date 8 (1998)
  • Country Roads (1998)
  • The Best of Live on Tour (1998)
  • James Last & Friends (1998)
  • Happy Birthday (1999)
  • Concerts (1999)
  • Gentleman Of Music (2000)
  • Ocean Drive (2001)
  • James Last Plays ABBA (2001)
  • A World Of Music (2002)
  • New Party Classics (2002)
  • Elements Of James Last Vol.1(2004)
  • They Call Me Hansi (2004)
  • Die schönsten TV- und Filmmelodien (2006)
  • Live in Europe (2006)
  • Warum Maenner nicht zuhoeren und Frauen schlecht einparken (Soundtrack) (2007) GK
  • James Last In Los Angeles (Well Kept Secret 1975) (2008) GK
  • James Last — Live At The Royal Albert Hall (Released as 1 DVD-edition and 2 CD-edition) (2008) GK
  • James Last - Eighty Not Out (Released as a 3-CD Edition) (2010)
  • Music is My World (2011)
  • America Album (2012)




Source : WIKIPEDIA







JACQUES LOUSSIER

 






Jacques Loussier, né à Angers le  et mort à Blois le , est un pianiste et compositeur français particulièrement connu pour ses adaptations jazz de l'œuvre de Jean-Sébastien Bach avec le Trio Play Bach.

Jacques Loussier naît à Angers le  dans une famille modeste1. Il épouse en 1959 la styliste Sylvie de Tournemire2 avec laquelle il a cinq enfants : Hélène (née en 1960), Thomas (1962), Jean-Baptiste (1963), Julien (1965), et Pierre (1969). En 1998, divorcé, il se remarie avec la productrice3 Elizabeth Note2.

Il débute le piano à 10 ans« La première pièce de Bach que j'ai abordée, après 6 mois, je crois, était le Prélude en sol mineur » rapporte le Times en 2022. « Je suis tout simplement tombé amoureux de ce morceau. Je l'ai joué une centaine de fois. Un jour, j'ai commencé à changer la mélodie, puis les harmonies à la main gauche. C'était un instinct naturel4. »

À 16 ans, il entre au conservatoire de Paris dans la classe du pianiste Yves Nat. C'est au conservatoire qu'il rencontre Jean-Pierre Eustache, flûtiste avec qui il se lie d'amitié. Un jour, ce dernier a besoin d'un pianiste de remplacement dans une brasserie de Caen où il joue tous les soirs. Il envoie un télégramme à Loussier : c'est le départ de la carrière de celui-ci comme « musicien de jazz »5.

Pour s'ouvrir à d'autres styles de musique, il passe ensuite deux ans à Cuba. En France, il accompagne des chanteurs tels que Catherine SauvageLéo FerréCharles Aznavour ou Frank Alamo6.

En 1959, Jacques Loussier crée le Trio Play Bach avec Christian Garros à la batterie et Pierre Michelot à la contrebasse6. Le principe : faire swinguer le répertoire de Jean-Sébastien Bach. Grâce à la qualité des arrangements de Loussier, le concept séduit et le succès est durable : 7 millions de disques vendus7,8 et plusieurs disques d'or en France et à l'étranger6. Dans les années 1960-1970, il aura donné plus de 3 000 concerts dans plus de 80 pays5,7,8 . Glenn Gould déclarera trouver dans l’album Play Bach « une bonne façon de faire revivre le compositeur allemand »9.

Musicien éclectique et prolifique, Jacques Loussier compose plus d'une centaine de musiques de films (notamment pour les réalisateurs Yves CiampiJean-Pierre MelvilleJean DelannoyMichel Audiard ou encore Alain Jessua), de génériques de séries télévisées (comme les célèbres Thierry la Fronde et Vidocq), ou d'habillages d'antenne, comme celui de la nouvelle 3e chaîne. En 1982, l'agence de publicité RSCG utilise un morceau de son album Pulsion comme musique publicitaire pour le spot Des Hommes au service des Hommes d'EdF10.

En 1968, Jacques Loussier achète le château de Miraval, grande bastide de Provence située à Correns dans le Var (France) et entourée d’un domaine de 600 hectares comportant un domaine viticole de 30 hectares du vignoble de Provence. Il y fonde en 1977, en compagnie de Patrice Quef, qui sera son ingénieur du son, le studio Miraval, studio d'enregistrement de classe internationale où Pink Floyd enregistre une grande partie de l'album The WallThe Cure l'album Kiss Me, Kiss Me, Kiss MeAC/DC l'album Blow Up Your Video. Viendront également d’autres artistes et d’autres groupes tels que SadeCourtney LoveThe CranberriesTéléphoneUB40Level 42IndochineStingChris ReaJudas Priest11

En 1980, il dissocie le Trio Play Bach et se retire au château Miraval où il se consacre alors à la recherche musicale, composant notamment les Suites pour piano et synthétiseurs avec Luc Heller à la percussion, ainsi que les albums PulsionPulsion Sous la mer et Pagan Moon6.

En 1998, le disque est en crise, et Jacques Loussier revend le château à l'homme d'affaires américain Tom Bove, qui le revend en 2011 aux acteurs Brad Pitt et Angelina Jolie12.

Jacques Loussier en 2008.

En 1985, pour le tricentenaire de la naissance de Bach, Jacques Loussier est sollicité dans le monde entier et reforme le Trio Play Bach avec André Arpino aux percussions et Vincent Charbonnier à la contrebasse.

En 1987, il compose la messe Lumières, pour contre-ténor, soprano, chœur, percussions et orchestre dans le cadre du festival de Paray-le-Monial et, avide d’expériences, il compose dans la foulée un concerto pour trompette, un concerto pour violon et percussion, et les Tableaux Vénitiens, une pièce pour cordes.

En 1989, il écrit pour Serge Golovine et Claude Bessy la musique du ballet des Trois couleurs créé au Grand Palais par l'École de l'Opéra de Paris à l'occasion du Bicentenaire de la Révolution.

Dans les années 1990, après le succès de son adaptation des Quatre Saisons de Vivaldi, il s’intéresse à la musique française du début du XXe siècle, dont les Gymnopédies d'Erik Satie, le Boléro de Maurice Ravel et en 2000, l’œuvre de Debussy.

Depuis 1998 la contrebasse dans le trio est jouée par Benoît Dunoyer de Segonzac en remplacement de Charbonnier, dont la main gauche a pâti d'un accident vasculaire cérébral.

En 2001 Loussier revient à Bach et enregistre avec son trio Les Variations Goldberg ainsi qu’un CD, Baroque Favorites, composé de grands thèmes de Domenico ScarlattiHaendelAlbinoniAlessandro Marcello et Marin Marais.

Il continue son exploration des classiques en adaptant BeethovenChopin et Mozart6.

En , il assigne le rappeur Eminem dont le titre Kill You a plagié Pulsion . Un accord à l'amiable conclut ce litige en 200613,11.

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Discographie

  • 1959 : Play Bach No. 1 (Decca SS 40 500)
  • 1960 : Play Bach No. 2 (Decca SSL 40 502)
  • 1961 : Play Bach No. 3 (Decca SSL 40 507)
  • 1962 : Jacques Loussier Joue Kurt Weill (RCA 430-071)
  • 1963 : Play Bach No. 4 (Decca SSL 40.516)
  • 1964 : Play Bach No. 5 (Decca SSL 40.205 S)
  • 1965 : Play Bach aux Champs-Élysées (coffret Decca, deux albums, SSL40.148)
  • 1972 : Dark of the Sun (MGM SE-4544ST)
  • 1973 : Jacques Loussier Trio "6 Master Pieces" (Philips 6321-100)
  • 1974 : The Jacques Loussier Trio In Concert at the Royal Festival Hall (Philips 6370 550 D)
  • 1974 : Jacques Loussier et le Royal Philharmonic Orchestra (Decca PFS 4176)
  • 1979 : Pulsion (CBS 84078)
  • 1979 : Pulsion sous la mer (Decca 844 060-2)
  • 1980 : "Jacques Loussier par Frédéric Chopin / Frédéric Chopin par Jacques Loussier" (CBS 84537)
  • 1982 : Pagan Moon (CBS CB271)
  • 1986 : Bach to the Future (Start CD SCD2)
  • 1986 : Lumières "Messe Baroque du XXIe siècle" (Note Productions CD DECCA NL 425 217-2)
  • 1987 : Jacques Loussier Live in Japan (King Records Japan CD original Live K32Y 6172)
  • 1987 : Bach to Bach (Start CD Original Live in Japan SMCD 19)
  • 1988 : Brandenburg Concertos (Limelight-Japan CD 844 058-2, Decca Record Company)
  • 1988 : The Greatest Bach Partita No.1 in B Flat Major BWV 825 – Orchestral Suite No. 2 in B Minor BWV 1067 (Limelight CD 844 059-2, Decca Record Company)
  • 1993 : Play Bach 93 Volume 1 (Note Productions CD 437000-2)
  • 1993 : Play Bach 93 Volume 2 (Note Productions CD 437000-3)
  • 1994 : Play Bach Aujourd'hui Les Thèmes en Ré (Note Productions CD 437000-4)
  • 1997 : Jacques Loussier Plays Vivaldi (Telarc CD 83417)
  • 1998 : Satie (Telarc CD 83431)
  • 1999 : Ravel's Bolero (Telarc CD 83466)
  • 2000 : Bach Book 40th Anniversary (Telarc CD 83474), compilation Play Bach 93
  • 2000 : Bach's Goldberg Variations (Telarc CD 83479)
  • 2000 : Plays Debussy (Telarc CD 83511)
  • 2001 : Baroque Favorites. Jazz Improvisations: Works by Handel, Marais, Domenico Scarlatti, Alessandro Marcello, Albinoni (Telarc CD 83516)
  • 2002 : Handel: Water Music & Royal Fireworks (Telarc CD 83544)
  • 2003 : Beethoven: Allegretto from Symphony No. 7: Theme and Variations (Telarc CD-83580)
  • 2004 : Impressions of Chopin's Nocturnes (Telarc CD-83602)
  • 2005 : Mozart Piano Concertos 20/23 (Telarc CD-83628)
  • 2006 : Bach: The Brandenburgs (Telarc CD-83644)
  • 2014 : Concertos pour violon no 1 et no 2 (Naxos CD 8.573200, avec sonate de Ignacy Paderewski sur le même album)

Compilations

  • 1985 : The Best of Play Bach (Start STL6)
  • 1995 : Jacques Loussier Plays Bach (Telarc), compilation Play Bach 93 et Les Thèmes en Ré (Note Productions)
  • 2014 : My personal favorites (Telarc)

Musiques de films

Musiques de séries télévisées

Musiques de publicités


Notes et références

  1.  « On était… comment dit-on ?, d’un milieu très modeste » dira-t-il plus tard (Francis Marmande, « Jacques Loussier, pianiste et compositeur, est mort [archive] », sur Le Monde (consulté le ).
  2. ↑ Revenir plus haut en :a et b (en) Daniel E. Slotnik, « Jacques Loussier, Pianist Who Jazzed Up Bach, Dies at 84 [archive] », sur The New York Times (consulté le ).
  3.  (en) « Elizabeth Note [archive] » (fiche artiste), sur Discogs.
  4.  (en) « Jacques Loussier obituary [archive] » Accès limitéThe Times (consulté le ).
  5. ↑ Revenir plus haut en :a et b Francis Marmande, « Jacques Loussier, pianiste et compositeur, est mort [archive] » Accès limité, sur Le Monde (consulté le ).
  6. ↑ Revenir plus haut en :a b c d et e « Biographie de Jacques Loussier » [PDF], sur loussier.com (version du  sur Internet Archive).
  7. ↑ Revenir plus haut en :a et b Le compositeur et pianiste Jacques Loussier est mort [archive]Libération avec AFP, 6 mars 2019.
  8. ↑ Revenir plus haut en :a et b Décès du pianiste et compositeur français Jacques Loussier [archive]Rtbf avec AFP, 6 mars 2019.
  9.  Voir sur pianoweb.fr. [archive]
  10.  Voir sur lescopainsd-abord.over-blog.com. [archive]
  11. ↑ Revenir plus haut en :a et b (fr) « Découvrir Jacques Loussier [archive] », sur burdigala.org (consulté le ).
  12.  Brad Pitt et Angelina Jolie : les mal-aimés de Correns - Carla Bardelli et Philippe Mathon, Vanity Fair no 19, 30 janvier 2015.
  13.  « Jazz star Jacques Loussier goes head to head with rapper Eminem » [archive], Louise Jury, The Independent.
  14.  Natacha Monhoven, « Mort du célèbre pianiste Jacques Loussier : il était de Cour-sur-Loire [archive] », sur La Nouvelle République (consulté le ).
  15.  Philippe Landru, « Loussier Jacques (1934-2019) [archive] », sur Cimetières de France et d'ailleurs (consulté le ).
  16.  « Arrêté de janvier 2007 du ministère de la Culture [archive] », sur culture.gouv.fr (consulté le ).


BARNEY BIGART

  Leon Albany Bigard , dit  Barney , est un  clarinettiste ,  saxophoniste  et compositeur de  jazz   américain , né le  3 mars 1906  à la  ...